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Question sur l'explosion du nombre de chômeurs et la précarité des Français

M. Laurent Furst rappelle à M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social que le nombre de chômeurs explose et la précarité des Français aussi. Dans ce contexte de débouchés d'emplois toujours plus limités, il apparaîtrait logique de soutenir les acteurs de l'insertion pour faciliter leur mission vers les publics les plus fragiles. Or c'est l'inverse que le Gouvernement organise avec la loi de sécurisation de l'emploi. En effet si ce texte est louable dans l'esprit, dans les faits il aura un impact financier dramatique sur les associations intermédiaires qui accompagnent vers l'emploi durable les personnes les plus éloignées de l'emploi. Il met en péril leur existence car il alourdit fortement leurs charges. Déjà exsangues elles devront acquitter des cotisations supplémentaires santé et assurance chômage. C'est utopique de croire qu'on peut placer immédiatement en CDI des personnes qui n'ont pu travailler depuis longtemps. C'est nier la notion de parcours progressif vers l'emploi facilité par les associations intermédiaires. Les amendements proposant des dérogations pour les associations qui oeuvrent dans le champ de l'économie sociale et solidaire ont été rejetés. Pourtant il aurait été simple de prévoir une exonération pour les associations chargées d'une mission d'insertion. Cette problématique est renvoyée à l'examen d'un projet de loi futur relatif à l'insertion par l'activité économique. Les associations intermédiaires risquent de disparaître avant l'examen d'un hypothétique texte au Parlement. La situation est grave. Il y a urgence. Aussi, il souhaite connaître les dispositions que le Gouvernement envisage de prendre en faveur des associations intermédiaires et de l'insertion.

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